Le 43ème Super Bowl fut d'une incroyable intensité et a vu les Steelers de Pittsburgh prendre difficilement le dessus sur les Cardinals de l’Arizona (27-23) au terme d'un final insoutenable. Ils remportent ainsi un 6e titre historique. Le spectacle et le suspense étaient au rendez-vous.

 

Le SuperBowl est l'évènement sportif le plus suivi, avec les World Series de Basaball, par le public américain. Ainsi plus de 100 millions de foyers américains avaient les yeux rivés vers Tampa et son Raymond James Stadium. Même Barack Obama, le nouveau Président américain y est allé de son petit pronostic en faveur des Steelers de Pittsburgh face à la formation de l’Arizona, dont le sénateur est un certain John McCain. Entre l'hymne national d'avant match, le concert de la mi-temps (Bruce Spingsteen cette année) et les spots publicitaires qui se négocient à des millions de dollars,  chaque Superbowl- est un évènement unique. Cette saison, les outsiders étaient les Cardinals de l’Arizona, basés à Phoenix véritable invité surprise (seulement 9 victoires en 16 matches de saison régulière), au palmarès encore vierge. Emmenée notamment par le quarterback vétéran Kurt Warner (déjà vainqueur avec les Rams de Saint-Louis en 1999) et son receveur préféré, Larry Fitzgerald, avait comme adversaire les Steelers de Pittsburgh, en route pour un 6e titre, qui serait historique en NFL. Favoris et comptant dans leur rang des joueurs de la trempe du Quaterback Ben Roethlisberger véritable boss de cette équipe ou du running back Willie Parker, les Steelers et leur défense imperméable devaient se méfier des petits Cardinals au jeu basé sur l'attaque totale.


Sur le premier drive des Steelers, Ben Roethlisberger prenait ses responsabilités. Suite à une play-action les Steelers se retrouvait en bonne position, «Big Ben» pensait avoir marqué le premier touchdown de la rencontre sur une course. Mais, suite au visionnage de la vidéo, Pittsburg devait se contenter d’un field goal. Le match été lancé sur les chapeaux de roues (3-0, 6ème). Lors de la première séquence offensive des Cardinals on sentit de la fébrilité chez l'escouade offensive, repoussé par la pression omniprésente de l'escouade défensive des Steelers. Dès les premières secondes du 2ème quart-temps, ces derniers étaient tout proches de la zone d’en-but adverse. Il ne leur en fallait pas plus pour concrétiser leur domination sur une course du jeune running back Gary Russell (10-0, 16ème). Les Cardinals se devaient de réagir et vite sans quoi ils devraient faire face à une véritable correction… Suite à une nouvelle play-action (action visant à contrer la défense contre la course et permettant de trouver les receveurs dans le dos des linebackers), les "petits" dans cette finale se rapprochaient de la end-zone grâce à la précision de Kurt "vétéran" Warner, suivie d’une course tout en puissance du receveur Anquan Boldin. Cette belle phase offensive se concrétisa par un touchdown sur une magnifique passe de Warner dans les bras du tight end Ben Patrick. Le match était relancé (10-7, 22ème). D’autant plus que la défense des Cards, se montrait enfin à la hauteur de l'évènement. Preuve en était avec un fumble (perte de balle) en leur faveur à deux minutes de la fin du quart-temps. L’occasion pour le receveur star Fitzgerald de toucher son premier ballon!!.. Mais c'était sans compter sur le linebaker de Pittsburgh, James Harrison, qui effectue une interception plus qu'improbable sur sa propre ligne d’en-but et de réaliser une course de 100 yards pour inscrire un touchdown qui entrera certainement dans l'histoire du SuperBowl et qui hantera longtemps les mémoires des joueurs et des fans d'Arizona. Les Steelers regagnaient les vestiaires à la mi-temps avec une avance non négligeable et surtout inespérée quelques secondes auparavant (17-7, 30ème).

Une fin de match de légende.
Toujours solides lors du 3e quart-temps, les Steelers n’ont pas rompu la tradition, notamment grâce à la star défensive de l'équipe le safety Troy Polamalu, qui muselait à ce moment parfaitement Fitzgerald complètement amorphe à ce moment de la partie. Crispés, les Cardinals multipliaient alors les fautes individuelles et se faisaient sans cesse pénalisaient et devaient subir les coups de massue de Willie Parker. Celui-ci emmenait les siens à seulement quelques yards de la end-zone des Cards. Au final pas de touchdown pour les Steelers mais sept précieuses minutes grappillées et un field goal en plus dans l’escarcelle (17-7, 42ème), suivie d’un autre quelques secondes après (20-7, 43ème). Les 13 points d’écart au commencement du dernier quart-temps semblaient bien difficile à combler pour Arizona, contraint à l’exploit. Les Cardinals se livraient alors corps et âme dans la bataille, toujours handicapés par des pénalités stupides concédées. Le duo Warner-Fitzgerald sortait le grand jeu dans les dernières minutes avec un touchdown du second (20-14, 53ème). Arizona, dans le money-time, avait l’occasion de griller sur le fil les Steelers, de plus en plus nerveux. Grâce à une pénalité obtenue suite à un holding dans la zone d'en-but des Steelers, les Cards obtenaient 2 points supplémentaires (20-16, 58ème) et possession à suivre.

C’est alors que la magie du Super Bowl s’opérait avec une réception et une course magistrale de 55 yards de Fitzgerald, véritablement transcendé et métamorphosé dans cette fin de match (20-23, 58ème). Il restait alors moins de 3 minutes aux Steelers, qui perdaient à leur tour un nombre incalculable de yards à cause de pénalités. Le sang froid de "Big Ben" était alors impressionnant. 49 secondes au compteur et seulement 7 yards à parcourir pour les Steelers…L'air était irrespirable!!!. La deuxième tentative était la bonne grâce à une réception tout bonnement incroyable du receveur Holmes (27-23, 60ème). Il restait 35 secondes. Le duo magique des Cardinals tanta alors l'impossible...en vain.. Il ne réussissait pas à renverser la tendance. Les Steelers sont champions ! Au terme d’une des plus belles finales de l'histoire les Steelers décrochent ainsi leur 6ème titre pour un record historique en NFL. Quelle déception pour les Cardinals qui menaient encore à une minute de la fin mais ils n'auront rien à se reprocher tant ils se sont battus corps et âme, mettant en péril la défense de Pittsburg guère inquiétée jusque là en playoffs.

Quelle finale!! voilà pourquoi on aime le sport.

La saison 2009-2010 débutera avec les champions en titre qui affronteront les Titans du Tennesse le 10 septembre.

 

                                                                       Thomas C.